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Délicate gratitude

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Belle-Ile- en-Mer : nous avons coutume lorsque nous faisons des travaux dans la maison, que nous changeons des meubles, des objets, des accessoires de jardin, de les proposer au voisinage, des cultivateurs très modestes, avec une formule diplomatique, “ si vous pensez que cela peut servir à quelqu’un…”. Les objets laissés dans le jardin trouvent vite une affectation. Un jour, la jeune cultivatrice qui venait de restaurer sa petite maison ancienne, me désigne porte et fenêtres rénovées: “Vous les reconnaissez ? On les a adaptés à notre maison. Et chaque fois que j’ouvre la porte, en tenant la poignée, j’ai l’impression de vous serrer la main.”

Quelle poétique et délicate façon de dire la gratitude sans avoir besoin de remercier et de déclencher les banalités d’usage…”mais non, ce n’est rien, mais si etc.” Bonté simple des cœurs à fleur de peau.

Marie-Françoise

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La cérémonie de l’enfant cadeau

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Voici un autre rituel pour stimuler le sentiment de bienveillance et renforcer l’estime de soi dans un groupe d’enfants. Le principe : choisir un élève de la classe qui sera l’enfant-cadeau. Le faire asseoir sur « la chaise aux mots-doux ».
Lui demander de fermer les yeux et de se mettre dans une position détendue et agréable. Accueillir dans la classe le silence et l’esprit de joie, puis par un signal gestuel inviter un à un chaque enfant à venir silencieusement et anonymement déposer dans l’oreille de l’enfant cadeau, un mot doux, une qualité, un message de sympathie. En fin de cérémonie, demander à l’enfant cadeau de garder bien au chaud tous ces mots-doux puis d’ouvrir doucement les yeux et s’il le souhaite d’exprimer ce qu’il a éprouvé. Proposer également aux autres d’exprimer leurs ressentis. Ces mots-doux offerts dans le plus grand secret présentent le double avantage de faire autant de bien à celui qui les prononce qu’à celui qui les reçoit. Un rituel fort apprécié des enfants auquel l’adulte est d’ailleurs invité à s’associer !

Il faut évidemment renouveler l’expérience pour que tous les enfants puissent être l’enfant-cadeau une fois dans l’année.

Ostiane

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Pour éveiller l’empathie et le sentiment de bienveillance réciproque chez les enfants

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Dans ma classe, j’utilise très régulièrement Le jeu du bien-veilleur invisible, pour développer l’empathie des élèves, renforcer leur sentiment d’appartenance, de sécurité et d’estime de soi. A pratiquer sans modération !

Le principe : en début de semaine, par l’intermédiaire d’une enveloppe surprise, chaque élève se voit attribuer secrètement le nom d’un camarade sur lequel il sera chargé de veiller. Le but étant d’être suffisamment discret pour n’être pas démasqué et suffisamment présent pour accomplir sa tâche.

Pour n’être pas démasqué, un moyen simple : apporter son soutien à d’autres qu’à son seul protégé. (Ne rien dire sur ce point, les enfants le découvriront eux-mêmes !)

En fin de semaine, petit débriefing : « Alors, selon vous, qui était votre ange-gardien ? » À vivre en classe, en équipe et pourquoi pas en famille ?

Ostiane

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Un portefeuille perdu… et retrouvé

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Il y a quelques semaines, je constate, en rentrant chez moi, que je n’ai plus mon portefeuille. Je panique un peu, d’autant qu’il contient, non seulement tous mes papiers, mais surtout des photos de famille auxquelles je suis très attaché et que je n’ai qu’en un exemplaire. Je vais sur Internet pour voir quelles sont les démarches appropriées. Il faut signaler le fait à la Préfecture de police de Paris, ce que je fais. Les jours passent, passent, sans nouvelles.

Moi qui ai plutôt tendance à croire en la bonté humaine, je commence à me poser des questions sur les limites de celle-ci… D’autant plus que j’ai beau avoir fouillé dans ma mémoire, je ne vois vraiment pas à quel moment j’aurais pu le poser quelque part par mégarde.

Mais environ un mois plus tard, je reçois un mail de la préfecture qui m’annonce que le portefeuille lui a été remis. Je me rends au service concerné, et là, je constate tout y est. Je demande à l’employé si le « trouveur » a laissé une adresse ou un numéro de téléphone pour que je puisse le remercier. « Non, me dit-il, on l’a reçu par la poste, sans indication ».

Cette personne a donc pris le temps de faire un paquet et de l’envoyer, sans attendre quoi que ce soit du bénéficiaire.

Au fait, depuis cette petite histoire, j’ai scanné mes précieuses photos de famille.

Jacques

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La bonté contagieuse par la voie des ondes

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Un soir, je me dirige en voiture à une conférence en écoutant une émission à la radio sur le thème de la bonté. A un feu rouge de campagne, absorbée par l’émission, j’oublie de démarrer quand le feu passe au vert. J’entends frapper à ma vitre, un homme me demande si j’ai un problème de voiture.

Je prends conscience de la situation et lui présente avec mes excuses, en expliquant que j’étais plongée dans une émission sur la bonté et donc distraite. L’homme me répond: “moi aussi, et c’est pour cela qu’au lieu de klaxonner et de vous agresser, j’ai préféré venir vous voir et proposer mon aide”.

Morale de l’histoire : parler de la bonté et de la gentillesse aide à la vivre

Marie-Françoise