Il y a quelques semaines, je constate, en rentrant chez moi, que je n’ai plus mon portefeuille. Je panique un peu, d’autant qu’il contient, non seulement tous mes papiers, mais surtout des photos de famille auxquelles je suis très attaché et que je n’ai qu’en un exemplaire. Je vais sur Internet pour voir quelles sont les démarches appropriées. Il faut signaler le fait à la Préfecture de police de Paris, ce que je fais. Les jours passent, passent, sans nouvelles.

Moi qui ai plutôt tendance à croire en la bonté humaine, je commence à me poser des questions sur les limites de celle-ci… D’autant plus que j’ai beau avoir fouillé dans ma mémoire, je ne vois vraiment pas à quel moment j’aurais pu le poser quelque part par mégarde.

Mais environ un mois plus tard, je reçois un mail de la préfecture qui m’annonce que le portefeuille lui a été remis. Je me rends au service concerné, et là, je constate tout y est. Je demande à l’employé si le « trouveur » a laissé une adresse ou un numéro de téléphone pour que je puisse le remercier. « Non, me dit-il, on l’a reçu par la poste, sans indication ».

Cette personne a donc pris le temps de faire un paquet et de l’envoyer, sans attendre quoi que ce soit du bénéficiaire.

Au fait, depuis cette petite histoire, j’ai scanné mes précieuses photos de famille.

Jacques